Pourquoi une clôture ovine demande un soin particulier
Le mouton ne fuit pas comme un cheval. Il ne cherche pas à sauter, il cherche le passage au ras du sol. C'est ce comportement qui rend la clôture ovine si exigeante, et qui explique pourquoi tant de grillages standard finissent par céder.
Il passe par en dessous
Contrairement au cheval, le mouton ne franchit pas la clôture par le haut. Il pousse, il creuse, il se faufile. Une base de grillage mal plaquée au sol suffit à laisser sortir tout un lot.
Il repère le point faible en quelques heures
Mailles trop larges, fil mal tendu, angle insuffisamment renforcé : le troupeau trouve le défaut avant vous. Une clôture ovine se juge sur son point le plus faible, pas sur sa moyenne.
L'agneau passe là où l'adulte ne passe pas
Les mailles basses doivent rester sous 8 cm. Une clôture qui contient parfaitement des brebis adultes peut laisser filer les agneaux dès la première saison d'agnelage.
Le mouton du Cameroun est encore plus fugueur
Cette race naine, très répandue chez les particuliers, franchit des mailles qu'un Suffolk adulte ne pourrait pas traverser. Elle impose un grillage plus serré et souvent plus haut.
La chèvre cumule les deux comportements
Elle teste par en dessous et par en haut : elle grimpe, elle pousse, elle s'appuie de tout son poids. Pour les caprins, on monte à 1,20 m et on renforce nettement la tension.
La conclusion de terrain
Un grillage soudé casse sous les chocs répétés. Un fil barbelé ne retient pas les agneaux. Seul le grillage noué à mailles progressives répond durablement à ces comportements.